4 Commentaires
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Avatar de L'humain Info

Merci pour cet article. Il est vrai que dans notre époque de décadence il faut vite retomber sur nos pattes avec ce qu'on a connu et qui fonctionnait globalement.

Mais puisqu'on parle d'économie libérale, il serait fort intéressant d'apporter des pistes de réponses avec la dette, bien plus efficace que les stages d'éducation que l'on a, ou alors la prison qui ne dissuade plus car on a décidé que c'était méchant et qu'il fallait que ce soit des vacances. Car oui, il n'y a pas eu que la suppression de la peine de mort qui a pourri la société, mais aussi notre point de vue sur la prison. Le bagne étant fermé, pas de travail forcé ni de dette à rembourser.

Avatar de Café Viennois

Oui, la peine de mort n'est qu'un symptôme d'une justice qui est dans le caniveau.

Avatar de Christian Laforest

Dans ce post vous évoquez la justice comme une vengeance. La vengeance suprême étant la peine de mort.

Les questions naturelles et classiques auxquelles il est impossible d’échapper dans ce débat sont : à partir de quand décide-t-on qu’un individu doit être tué « par la société » (i.e. la justice) ? Qui décide ? Suivant quels critères ? Quel degré de certitude doit-on avoir de la culpabilité de l’accusé ?

Chacun d’entre nous a ses propres réponses à ces questions. Pourtant, si nous voulons faire société, il faudrait, sur un sujet aussi important, avoir un consensus non ? Ce qui est une tâche impossible dans un pays aussi grand que la France, encore plus à des échelles plus larges.

Les libertariens ont un autre point de vue sur la justice : elle doit être réparatrice. La victime doit recevoir réparation de la part du coupable.

Mais dans les cas les plus graves ? Comment obtenir réparation d’un meurtre ou d’une atrocité ? Je n’en sais rien. Mais je sais que tuer le coupable ne répare pas. Cela peut soulager la victime (vengeance), cela peut protéger la société de futurs potentiels autres crimes du coupable, cela peut être un élément de dissuasion. Mais ça ne répare pas.

Au lieu de tuer, le coupable ne devrait-il pas plutôt être condamner à travailler (éventuellement à vie) dans des lieux clos ? Travailler pour payer son logement (en prison, sa nourriture etc.) ainsi que pour la réparation. Réparer ne signifie pas forcément dire donner de l’argent à la victime. Cela peut être un travail dans une association, pour la communauté etc. Les formes de réparations sont multiples.

Le fait que la personne soit enfermée évite la récidive (pendant la détention). Le fait qu’elle soit obligée de travailler évite à la victime de payer pour son bourreau. Le fait d’être enfermé à vie à travailler est un élément de dissuasion fort (pour certains sans doute plus fort que la menace de la mort). Le fait qu’il doive réparer peut aider l’accusé à changer.

Je ne prétends pas avoir raison. Ce sont des sujets complexes. Merci de les aborder.

Avatar de Café Viennois

Merci pour cette réponse. Je ne prétends pas non plus avoir la réponse à cette question. Je souligne qu'elle a été la norme, jamais l'exception, il y a donc quelque chose. Après, comment envisager tout ça ? Je ne sais pas, mais les communautés sauront s'organiser autour de cette question. Il y a aussi une grande part de psychologie dans cette question, c'est pour cela que lire Girard peut être plus utile que lire Rothbard. Si la justice est une réparation et qu'une vie volée est irréparable (la nature unique de la vie humaine oblige), alors la peine de mort peut s'expliquer comme un palliatif imparfait à l'impossibilité de réparer le crime.