Pendant 1h40, Ulrich, Damien Theillier et Benoît Malbranque (Institut Coppet) ont repris la vie et l’œuvre de Benjamin Constant, libéral suisse mêlé de près à l’histoire de France et trop peu connu dans son propre camp. Des amphithéâtres d’Édimbourg à la Chambre des députés, de Germaine de Staël à Napoléon, de la conférence de 1819 aux cinq volumes sur la religion, un fil unique : la liberté en tout.
Ce récit est généré par l’IA avec pour base la transcription du live.
Après Bastiat, Constant
Le sujet traînait depuis l’épisode précédent. À la fin de la vidéo consacrée à Frédéric Bastiat, Ulrich avait glissé deux noms qui revenaient dans les discussions hors micro : Benjamin Constant et Gustave de Molinari. Molinari viendra plus tard. Ce soir-là, c’est Constant, « un penseur qui gagne beaucoup à être connu, surtout dans le camp libéral, parce qu’il y est très, très peu connu ».
Pourquoi lui, après Bastiat ? Damien Theillier répond en quelques mots : Constant fait la transition. Il relie les physiocrates, libéraux de l’Ancien Régime, au XIXe siècle du Journal des économistes, celui de Bastiat et de Molinari. Il n’est pas le seul : Jean-Baptiste Say, de la même génération, presque du même âge, était très proche de lui, et Damien pense que Say a eu une grande influence sur Constant, notamment en économie.
Benoît Malbranque voit les choses de plus haut. Constant est connu hors des cercles libéraux : des spécialistes travaillent sur son œuvre, le grand public a croisé son roman Adolphe. Les libéraux, eux, l’oublient. Pour Benoît, c’est pourtant peut-être la pensée libérale la plus puissante du XIXe siècle, juste derrière Molinari.




